Le Clown Relationnel

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Dessin de Richart Maire (www.richart.maire.free.fr)

Le clown aidant ou relationnel

Avec Nadège mon amie et à travers sa vocation, nous allons vous présenter ce fabuleux métier de clown aidant ou clown relationnel.

Personnellement je ne connaissais pas du tout ce métier, mais quand j’ai rencontré Nadège en Dordogne lors du festival chamanique, un courant d’air nous rapprocha et elle me fit partager sa passion pour le clown aidant. Il s’agit en fait d’apporter des soins relationnels par la voie du clown à des personnes psychiquement dépendantes.

Dès lors, le contact naturel et chaleureux de cette rencontre m’a permis aujourd’hui de vous partager cet article. Nadège, que vous voyez sur l’article en bas (cliquer pour voir mieux l’article du journal) se fera une joie de vous détailler sa passion et pourra peut être même venir présenter et nous faire découvrir ces pratiques lors d’un stage thématique dans l’association l’Âmethode Conti. (pourquoi pas .. ça me ferait une occasion de créer un atelier …. Et de vous voir yepp)

article NESPA Democrate

Voici une définition du clown qui résume bien à mon sens ce que le clown est.

« Le mot clown dérive de l’anglais « clod » dans le sens de colon, fermier, paysan, rustre et balourd qui fait rire dans les foires paysannes. La signification originale est en effet « motte,  morceau de terre ». Le clown, homme de terre, est une évolution d’Adam, fait de terre, le premier homme. Le clown est une forme de terre, création de chair, l’homme parfait dans ses imperfections. Si le héros tragique se tient debout, le clown se laisse tomber par terre. Donc le paradoxe total, le lâcher prise fondamental, la suprême humilité du clown est de reconnaître que tout va bien, comme il est. Que la vie dans l’ici et maintenant est vraie, juste et parfaite. Ou tout simplement elle « EST ». Être éveillé, c’est être conscient d’être ce que l’on est. La conséquence première de ce lâcher prise fondamental est le rire. »

Giovanni Fusetti (Clown)

Le clown dans la conscience collective est associé au personnage de cirque avec un nez rouge portant des habits criards et qui fait rire par sa maladresse, il s’agit en fait du personnage de l’Auguste car il existe également le Clown blanc qui lui est plutôt associé à l’autorité, le sérieux…  L’histoire du clown est une histoire passionnante avec une évolution du personnage qui fait rire malgré lui à un être capable, de par son empathie, son ouverture du cœur, sa simplicité et son innocence, d’avoir sa place dans le milieu de l’art thérapie.

Il faut savoir que le clown n’est pas un personnage factice, il  » EST » tout simplement avec ses fragilités, ses défauts, son innocence et surtout c’est un personnage du moment présent. Il n’a ni passé ni futur, il est toujours dans l’ici et maintenant. Il est au-delà du moi social, au-delà des différences et des convenances. Le clown c’est un état d’être.

Le clown aidant utilise bien sûr l’état d’être du clown et de part différentes postures, saura être en relation de cœur à cœur et d’âme à âme avec les personnes. Il communique dans le verbal bien sûr mais il communique également dans le non verbal ce qui le met en étroite relation avec des personnes qui ne communiquent plus par la voie des mots. Il peut être alors un formidable médiateur afin que la personne souffrante puisse exprimer à sa façon des maux trop souvent imprimés dans son corps et qui n’ont pas été accueillies. Je pense notamment à des personnes âgées avec le syndrome d’Alzheimer, qui n’ont plus la capacité de s’exprimer par la voie des mots, et qui vont enfin pouvoir s’exprimer par des cris par exemple. Le cltete-geante-clown-n-2own aidant les accueillera, les accompagnera dans ce lâcher prise.

Le clown aidant accueille, accompagne et apaise les états. Il travaille essentiellement avec des personnes psychiquement dépendantes. Mais j’ai vu certaines rencontres dans la rue, où les gens en détresse ont pu exprimer des souffrances et le clown aidant les a accompagné.

A la différence du clown de spectacle où les regards sont centrés sur la scène théâtrale, le clown aidant lui, est tourné vers « la scène » de vie, même s’il est remarqué de par son nez rouge, il laisse toute la place à l’autre dans la relation et s’ajuste sur ce que l’autre vit. Il est à l’écoute de l’autre mais aussi à l’écoute de lui-même dans une relation de micro instant en micro instant basée sur une communication de cœur à cœur dans le non-jugement. Pour lui, le présent est synonyme de cadeau, c’est bien ce que ce mot signifie non ?

C’est ainsi qu’il voit la réalité comme un cadeau et chaque instant est un formidable cadeau de goûter la vie, ni bien ni mal, juste ce qui est. Et c’est grâce à cet état d’esprit qu’il peut accompagner la souffrance.

Le clown ne possède rien d’autre que son authenticité et sa joie qui fait de lui un être avec lequel la relation ne peut être placée que sous le signe de la vérité et de l’amour.

Etre clown n’a rien à voir avec faire le clown. Cela demande bien entendu d’avoir fait un  travail sur soi pour pouvoir accueillir les autres dans la relation et être en mesure de leur apporter un vrai soutien encore une fois par une réelle authenticité.

Être clown aidant, c’est avant tout être son propre thérapeute, il faut se connaître au plus profond de soi, avoir une relation à soi-même basée sur la sincérité, l’amour et la joie, se sonder, sonder toutes les questions de la vie, de la mort, de la maladie, de l’amour, de la volonté, de la compréhension, du désir…créer un lien avec son être intérieur afin d’en faire une expérience unique. Être trois et ne former qu’un.

IL FAUT S’AIMER, aime toi et le monde t’aimera.

Ainsi, la lumière que vous générerez, ne pourra que briller davantage autour de vous et éloigner les peurs, les doutes, les avaries, et le mauvais ego.

Ce métier est donc une aubaine pour découvrir la femme médecin ou l’homme médecin qui se cache en nous, en amérindien nous l’appelons le chamane. Cette pratique demande donc d’être à la fois un homme médecin déguisé sous un sous-homme.

Nous distinguons trois catégories, le sous- homme qui cache l’homme et le surhomme qui parle à travers le sous-homme directement sans passé par l’homme. IL FAUT ÊTRE CAPABLE DE S’EFFACER, l’ego, le « moi je » n’existe plus, et laisse place à deux entités : l’un qui parle à travers le corps et l’autre qui parle à travers l’esprit. Le cœur de l’homme rassemble les deux ici bas et le « moi/ je » de l’homme clown est absent. L’identité propre à l’individu n’est plus là, tel un chamane en pleine transe, le clown aidant sait, voit, comprends, entends, sent et est conscient du pont de lumière qu’il dégage pour l’amour de son prochain. Nespa a plus de perception que Nadège .. c’est tout à fait ça … le moi social n’est plus là …

L’habit ne fait pas le moine, Nespa 😉 ? Nous pourrions également dire que le clown ne fait pas l’homme, sachant que le clown véhicule le message du surhomme.

lllCe personnage amusant cache donc un très grand médecin qui a renoué avec son âme et gère ses émotionsComment reconnait-on un clown authentique, c’est-à-dire qui a renoué avec lui-même ? Les yeux ! Les yeux vous montreront si le clown a fait la liaison entre son corps, son cœur et son esprit. Les yeux ne mentent jamais. Pour ainsi dire, je les ai ressenti chez Nadège (ou Nespa) et je lui dit merci de m’avoir présenté ce métier. Pour décoder les yeux, rien de plus simple, il vous suffit de fixer, ressentir avec le cœur et la traduction se fait tout seul.

A bientôt du coté du cœur, de la joie et du partage. Michael et Nespa

(Article réalisé avec tout l’amour et le partage en bienveillance de ces deux âmes.)


A propos m.conti

Conti Michael, je vie sur Saint avold, se déplace en Moselle, Lorraine, France et pays francphones.

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